04/07/2026 : Le chaudron soutient le collectif TEPS’out à Reichstett
218 personnes réunies dans un village au Nord de Strasbourg pour s’opposer au projet de stockage de GNL d’un fonds américain




Ci- dessous le communiqué de presse du collectif :
Ce rassemblement s’inscrit dans une vague de contestation lancée en février par deux frères, qui combattent l’installation d’un stockage de Gaz Naturel Liquéfié dans leur village d’enfance de Reichstett.
Ce projet est porté par l’entreprise Tepsa, détenue par un fonds d’investissement américain, sur un site Seveso seuil haut sur lequel elle opère déjà l’un des plus gros stockages d’hydrocarbures de France.
Ce projet a été validé et subventionné par l’Etat début 2025, malgré une opposition locale unanime : habitant·es, communes limitrophes, intercommunalité, ville de Strasbourg, député·es du département, sénateur du département, associations de protection de la nature, organisations écologistes et syndicats sont contre le projet.
Ce front commun transpartisan, rare dans les dossiers d’implantations industrielles, s’explique par l’aberration que représente le projet.
Outre le déni démocratique de la préfecture, qui a validé le dossier malgré une opposition locale très forte, les opposant·es pointent la dangerosité de l’installation et son inutilité.
En effet les cuves seraient installées très proches des habitations, et l’entreprise Tepsa n’est pas connue pour sa transparence et son respect des règles de sécurité : le rapport de risque du projet n’a pas été communiqué, la modélisations des impacts en cas d’explosion est incomplète et la société a été connu de nombreux incidents sur des sites similaires en France et en Espagne.
Le collectif Teps’out, après avoir consulté les élu·es locaux, affirme que “le GNL, qui serait importé d’Algérie et utilisé principalement pour alimenter des camions et des bus, n’est pas une solution aux enjeux de souveraineté énergétique, de pollution de l’air et de sécurité écologique de notre époque. Surtout que d’autres solutions plus soutenables et locales existent déjà sur le territoire : l’électrique et l’hydrogène. Elles sont même plébiscitées par le dernier rapport du Ministère de l’Economie, qui lui aussi émet de gros doutes sur la pertinence du GNL dans le transport lourd.”
Les élu·es et collectifs présents ont également rappelé l’incompatibilité d’un tel projet d’énergie fossiles dans un contexte d’urgence climatique qui menace déjà la santé et la sécurité des populations, et qui est bien illustré par le troisième épisode caniculaire de l’année attendu dans les prochains jours
Les opposant·es demandent à l’entreprise Tepsa d’annuler son projet actuel, et d’organiser une convention citoyenne pour décider de la pertinence d’une telle installation dans la région.
Ils et elles demandent également des comptes à l’Etat, pour comprendre comment le projet a pu être autorisé et subventionné malgré les très nombreuses réserves exprimées (dont celles de l’Etat lui-même via le Ministère de l’Economie et l’Agence de l’Environnement)
Le feuilleton anti GNL continuera cet été, avec le délibéré très attendu du Tribunal Administratif sur le dossier.
Le collectif Teps’out commente : “Ce recours, lancé par la Mairie de Reichstett et une association locale, a malheureusement peu de chances d’aboutir favorablement. Déjà parce que le tribunal se prononce sur la légalité du projet et non sa désirabilité : un entrepôt Shein construit sur des terres agricoles peut être légal s’il respecte les règles d’urbanisme, malgré les impacts désastreux de la fast-fashion. Mais aussi parce qu’il est très rare que le Tribunal Administratif invalide de tels projets d’aménagements, ça arrive dans moins de 5% des cas selon notre avocate. Si le recours échoue alors il ne reste plus que la mobilisation citoyenne pour faire entendre raison au fonds américain qui détient Tepsa et pour empêcher les travaux de commencer en septembre. Il est urgent d’agir, et le succès de notre manifestation est très encourageant pour la suite !”
Prochaine échéance début septembre avec la remise de la grande pétition lancée par le collectif Teps’out, qui a symboliquement passé aujourd’hui les 4000 signatures !



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